Tronc commun · Achats · Chantier A2
La facture d'achat, rapprochée puis comptabilisée.
Le maillon comptable de la chaîne Achats. La facture fournisseur est lue, rapprochée à ses BL et commandes, validée, puis écrite en comptabilité — jusqu'au FEC. Le chantier le plus lourd : il rouvre le moteur comptable, dans les deux produits.
Note de l'éditeur
A2 est le chantier sensible : il touche la comptabilité, aujourd'hui tournée vers les ventes dans les deux produits. On l'isole volontairement en fin de chaîne, avec une règle absolue — l'imputation vit dans du code versionné, jamais dans une procédure stockée — et un contrôle de non-régression obligatoire avant toute livraison.
L'intention
La facture fournisseur devient un document rapproché, puis une écriture comptable.
La facture d'achat arrive, souvent après la livraison. L'OCR en extrait l'entête et les montants, et le moteur la rapproche du ou des BL (livrés en A1) et de la ou des commandes concernés : contrôle prix commande / prix facturé, quantités livrées / quantités facturées. L'opérateur valide, et la facture validée génère les écritures comptables d'achat.
C'est ici que le domaine Achats touche le FEC. Le même besoin dans les deux produits, mais deux points de départ comptables très différents — c'est tout l'enjeu de cette note.
Les deux produits
Le rapprochement est commun ; la comptabilité, elle, part de deux situations opposées.
Anim'Gest · premier
Comptabilité en boîte noire
Anim'Gest génère son FEC via une procédure stockée opaque et des vues non versionnées.
- FEC produit par une SP (anti-pattern)
- Ajouter les achats = toucher la SP
- Gate obligatoire avant tout build compta
Cockpit'Gest · second
Moteur versionné
Cockpit'Gest impute en service NestJS versionné et testable, mais 100 % orienté ventes.
- Imputation versionnée (pas de SP)
- FEC ventes seul : à étendre aux achats
- Extension plus sûre, mais structurante
Conséquence : côté Cockpit, on étend un moteur propre ; côté Anim, on doit d'abord sortir la logique de la procédure stockée pour la rendre extractible. Le rapprochement (OCR, liens BL/commande) est mutualisable ; l'imputation comptable demande un traitement produit par produit.
Le flux
Lire, rapprocher, valider — puis écrire en comptabilité.
Le rapprochement contrôle la cohérence : la facture correspond-elle à ce qui a été commandé et livré ? Les écarts (prix, quantité) sont signalés à l'opérateur, qui tranche. Rien ne s'impute sans sa validation.
Le maillon comptable
Ce que A2 ajoute au FEC, aujourd'hui tourné vers les ventes.
Une facture d'achat s'impute avec une logique symétrique de la vente : compte fournisseur (401) au crédit, TVA déductible (44566) et charges (classe 6) au débit, dans un journal d'achat (AC) distinct des journaux de vente. Cela suppose d'étendre le plan de comptes, la configuration comptable, et le moteur d'imputation.
Écriture type — facture d'achat
| Compte | Libellé | Sens |
|---|---|---|
| 6xx | Charges (achat) | Débit HT |
| 44566 | TVA déductible | Débit TVA |
| 401 | Fournisseur | Crédit TTC |
C'est une extension structurante du moteur comptable, à traiter avec la même rigueur de non-régression que la comptabilité de vente. Elle a aussi un impact déclaratif : la TVA déductible (achats) vient en déduction de la TVA collectée (ventes) dans la déclaration — un point à cadrer mais hors du cœur FEC.
Les variantes et le retour
La facture n'est pas toujours un pour un avec la commande :
| Cas | Description | Priorité |
|---|---|---|
| Facture simple | Une facture pour un BL / une commande | v1 |
| Multi-BL | Une facture agrège plusieurs BL d'une même commande | v1 |
| Multi-commande | Une facture couvre des BL de commandes différentes | P1 |
| Avoir fournisseur | Remise / retour facturé : contre-passe la compta | P1 |
L'avoir fournisseur est le miroir comptable du bon de retour : là où le retour contre-passe le stock (A1), l'avoir contre-passe l'écriture d'achat. Les deux se répondent.
Règles de gestion
- Validation manuelle — aucun rapprochement OCR ne génère d'écriture comptable sans confirmation humaine explicite.
- Imputation versionnée — la logique comptable vit dans un service versionné et testable, jamais dans une procédure stockée. Côté Anim, cela impose d'en sortir la compta achat.
- Rapprochement traçable — on sait toujours quelle facture solde quel BL de quelle commande ; l'audit de bout en bout est garanti.
- Contrôle d'écart — les écarts prix / quantité entre commande, BL et facture sont signalés à l'opérateur, jamais absorbés en silence.
- Non-régression compta — toute extension du moteur FEC est précédée d'un test de non-régression sur la comptabilité de vente existante.
- Équilibre — chaque écriture d'achat est équilibrée (débit = crédit), contrôlée à la génération comme pour les ventes.
INV préalable + gate SP-FEC — bloquant
Le point le plus critique de toute la chaîne Achats.
Avant tout build comptable, un inventaire par produit, et surtout un gate sur la comptabilité existante : on doit savoir exactement ce que le moteur FEC consomme avant d'y ajouter les achats.
INV Anim'Gest · gate SP
Inspecter la boîte noire
- SHOW CREATE de la SP FEC + vues
- Quelles sources, quels journaux ?
- Le FEC traite-t-il déjà des achats ?
- Facture fournisseur existante ?
INV Cockpit'Gest
Étendre le moteur versionné
- Contrat d'imputation ventes actuel
- Point d'extension (journal AC, comptes)
- Config comptable (param_compta)
- CAT_CPT_ACHAT dormant (déjà posé)
Gate absolu : aucun build compta-achat, dans aucun des deux produits, avant d'avoir inspecté la structure que le moteur FEC consomme. Modifier l'imputation sans ce constat risque une non-conformité FEC — le coût est légal, pas seulement technique.
Ce qui est tronc, ce qui est produit
Tronc commun
Se lève tel quel
- Modèle facture d'achat + lignes
- Moteur de rapprochement facture / BL / commande
- Contrôles d'écart (prix, quantité)
- Cœur OCR Eliot
Produit
Se réinstancie
- Imputation comptable (plan de comptes propre)
- Branchement au moteur FEC du produit
- Adaptateur OCR → facture
- Écrans
Le rapprochement est le grand mutualisable ; l'imputation reste produit (chaque produit a son plan de comptes et, côté Anim, sa dette SP à résorber). C'est cohérent avec la ligne tenue depuis les chèques : cœur agnostique, branchement comptable produit.
Le maillon qui ferme la chaîne — et rouvre la comptabilité.
A2 transforme la facture fournisseur en écriture comptable, rapprochée de ses BL et commandes, validée par une personne. C'est le chantier le plus lourd : il étend le FEC aux achats, avec un gate obligatoire sur la comptabilité existante et une non-régression stricte. Le rapprochement se lève dans le tronc ; l'imputation se réinstancie, produit par produit.